EXPOSITION

 


Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:15

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Penthésilée porte le nom d’une des plus anciennes reines des Amazones, celle qui à périe à Troie sous le glaive du héros grec Achille. Elle est d’une beauté sauvage, extravagante même, tellement provocante que le psychiatre n’a pu résister à ses charmes.

Tandis qu’elle se savonne tranquillement le corps, ses pensées partent à la dérive. Qu’en est-il des deux autres lignées amazoniennes ? Ont-elles survécues au temps ou est-elle la dernière Amazone universelle ? Comment se fait-il qu’elle habite la planète Altarex, astre perdu dans une galaxie quasiment oubliée des Terriens. La Terre est devenue la planète la plus puissante de l’univers, ses yeux sont partout, ses colonies sidérales sont innombrables, ses technologies sont redoutables, son contrôle est impitoyable. Plus aucune civilisation n’essaie de lutter contre les Terriens désormais unis et qui ont su mettre à genoux toutes les planètes peuplées découvertes lors de ces mille dernières années.

 

 Depuis la mort de sa mère, Penthésilée est attirée par la Terre où sa véritable histoire a commencé. Elle ne peut s’empêcher de penser à l’extermination de sa race et de l’hécatombe de toutes ses ancêtres. Comment pourrait-elle se venger si elle est la seule rescapée de cet intolérable génocide ? Elle s’est accordée plusieurs semaines de congés afin d’essayer de retrouver quelques traces des deux autres lignées. Depuis qu’elle est devenue pilote intergalactique, elle a sillonné la quasi totalité de l’espace connu sans aucun indice concernant ces lignées incertaines. Elle pense fermement qu’elle trouvera une solution sur Terre mais cette planète, trop protégée est devenue inaccessible. Cela fait cinq ans qu’elle attendait cette possibilité de venir séjourner à Paris. Son intention est d’essayer d’y rester le plus longtemps possible au péril de sa vie car le gouvernement terrien ne tolère aucune clandestinité ; son visa précisant un séjour n’excédant pas plus de deux semaines.

Sortant de son bain, Penthélisée enfile un voile très fin qui se colle aussitôt à ses formes très sensuelles. Au moment où elle commence à préparer un cocktail d’amitié, la sonnette de sa cabine résonne :

- Bienvenue, mon cher étranger

- Appelez moi Jim, ça sera beaucoup plus facile

- Seriez-vous stressé par hasard, il s’agit d’une cérémonie plutôt agréable

- Et cette charmante créature, comment se nomme t’elle ?

- Penthésilée tout simplement

- Ce nom me rappelle effectivement une histoire ancienne, quelque chose comme la guerre de Troie

- Exact, tu as droit à ce petit verre de kitch

La navette d’Altarex se pose sur l’aéroport principal de Paris au moment où le soleil enflamme l’horizon de ses éclats lumineux. Penthésilée ne peut s’empêcher de penser à Apollon qui semble l’accueillir de ses rayons ardents. Elle descend paisiblement de l’appareil mais son émotion est trop forte laissant quelques soucis de larmes glisser le long de ses joues. Elle pose enfin les pieds sur le sol terrien, sa véritable patrie, son retour aux sources ne fait que commencer. Une énergie nouvelle s’empare d’elle, son désir vindicatif semble s’aiguiser et dans sa rébellion, elle voudrait s’adresser ainsi au peuple terrien :

- Ma vérité dépasse tout ce que vous pouvez imaginer

 

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:14

7

Son émotion est de courte durée car Jim Flack l’a déjà rejoint :

- A bientôt pour le voyage retour
- Je t’ai déjà expliqué que notre histoire est terminée

- Mais si notre enfant est un mâle, que feras-tu ?

- Mon enfant sera une fille, adieu Jim mais surtout oublies moi…

Feignant la déception, Jim Flack se dirige tranquillement vers le point d’arrivée des bagages. Il franchit la porte d’accès de cette zone d’accueil et se dirige prestement vers le centre de sécurité de l’aéroport. Il ouvre les battants de la porte avec une telle violence que le responsable du bureau est sidéré :

- Mr Jim Flack, que faites-vous ici ?

- L’Amazone est ici, ne la lâchez pas d’une semelle

- Comment en êtes-vous certain ?

- Je viens de passer deux nuits avec elle en participant à son rite de reproduction, ça vous suffit. Appelez moi d’urgence les services secrets terriens….

Alors que Penthésilée monte à bord d’un taxi parisien, comment peut-elle se douter qu’elle est prise en filature par deux sbires des services policiers terriens. Pour celle qui voulait agir dans la discrétion la plus totale, les choses semblent plutôt compromises. Insouciante des dangers à venir, elle pense à son futur enfant que risque de lui procurer cet amant d’un jour. Comment pourrait-elle se douter que ce père anonyme n’est autre que le responsable des services secrets d’Altarex qui a retrouvé sa trace sur cette planète lointaine ? Mais comment est-il possible que la survie de cette Amazone soit connue du gouvernement d’Altarex ?

Lorsque son taxi la dépose au pied de l’hôtel où elle a décidé de séjourner, elle s’empresse de s’enquérir de sa chambre, son premier refuge terrien. Elle regarde par la fenêtre d’où elle contemple la frénésie parisienne et déjà son instinct de guerrière refait surface. Elle a bien remarqué la voiture qui l’a suivi depuis l’aéroport et qui est stationnée de l’autre côté de la chaussée. De ces bagages, elle s’empare de son arme favorite, un arc comme celui qui est gravé sur son omoplate. Deux flèches stridentes traversent la rue clouant les deux intrus au sièges de leur voiture. La vengeance de l’Amazone ne fait que commencer….

(illustration: Cookis)

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 12:44

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06 mars 3333…

La nuit est tombée sur Moscou inondée par une pluie de neige incessante. Les fantômes humains pressent le pas espérant retrouver le plus rapidement possible la chaleur de leurs appartements. Devant cette fuite du froid glacial qui règne dans la ville, un homme en émoi pénètre dans un bar isolé de la capitale moscovite. Son regard est encore plus gelé que ses membres grelottants, démunis de vêtements adéquats contre la rudesse souveraine de l’hiver. Il repère rapidement sa compagne au fond de la salle insuffisamment chauffée. Clya découvre une fois de plus la détresse de celui qui est devenu son amant depuis quelques jours, elle, la nantie, la privilégiée dans de monde en perdition. Clya appartient à l’une des familles les plus riches de Moscou directement issue de la puissance de la mafia russe qui n’a cessée de progresser depuis plus de mille ans. Aujourd’hui, cette mafia contrôle l’ensemble du territoire soviétique car elle ne s’intéresse pas au développement galactique mis en place par le gouvernement terrien. De ce fait, les responsables de la planète Terre laisse un maximum de liberté aux agissements pernicieux de cette communauté de meurtriers en tous genres. Clya est tombée amoureuse de Karios, ce paumé au visage tellement juvénile et angélique qu’elle n’a pu s’empêcher de lui proposer un amour des plus sensuels. Elle se donne à lui chaque nuit depuis quelques jours espérant que disparaisse en lui cette angoisse trop excessive. Mais aujourd’hui, Karios semble encore plus apeuré que jamais :

- Clya, je dois quitter la Terre, tu dois m’aider

- Pourquoi cette nouvelle angoisse Karios, tu ne risques rien à mon contact

- Depuis ma naissance je suis poursuivi, détecté, je dois fuir

- Cesse ta paranoïa et rentrons faire l’amour

- Tu ne connais rien de moi, je suis en danger, crois-moi

- O.K, je ne connais rien de ta vie, alors raconte car tu commences franchement à m’énerver avec tes angoisses délirantes.

- Je ne peux rien te dire de précis à mon sujet car moi-même je ne sais rien concernant ma naissance car je suis orphelin.

- C’est pas la peine d’en faire un drame, tu n’es pas le seul dans ce cas

- J’ai été recueilli par une famille qui apparemment connaissait bien ma mère mais qui ont du se débarrasser de moi quand je suis devenu adolescent.

- Pour quelle raison ?

- Je ne sais pas vraiment mais il semblerait que j’appartienne à une descendance dangereuse pour les hommes.

- Quelle genre de descendance ?

- Une sorte de lignée où les femmes règnent en suprématie totale dans un monde où elles ne s’acceptent qu’entre-elles.

- Ce monde n’existe plus, c’était celui des Amazones !!!

- Justement, je serais un rescapé de ce monde de femelles guerrières.

- Mais tu es tout le contraire d’un guerrier au regard de sa sensibilité.

- Je sais mais ma mère appartient à ce monde de femmes-guerrières

- Comment pourrais-tu en être sûr ?

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 12:40

9

Regardes ce symbole sur mon omoplate gauche

- Un arc et deux flèches entrecroisées et alors ?

- Ce sont les attributs d’Apollon, le dieu de l’arc et d’Artémis, la déesse protectrice des Amazones ; ils ne sont pas là par hasard, ils ont été gravés en moi à ma naissance en signe de reconnaissance. Seules trois lignées en ce monde sont marquées de ces signes divins. Je ne peux rien dire de plus sauf que ma mère est morte quand elle m’a donné la vie.

- Comment croire une histoire pareille ?

- C’est ce qu’à raconté ma mère aux gens qui m’ont adopté et qui ont su m’expliquer tout ceci : ma mère est une Amazone qui devait mettre au monde une nouvelle femme afin de préserver sa descendance féminine. Elle se devait d’éliminer tout enfant mâle né de son ventre mais face à la mort, elle n’a pu me détruire. Je serais donc la descendance d’une race de femmes-guerrières, moi un mâle meurtri par le temps.

- Pourquoi serais-tu traqué ?

- Cela aussi, je ne sais pas mais notre survie semblerait être connue, elle n’aurait pas échappé aux humains terriens.

- Je peux te protéger aussi longtemps que tu voudras

- Non, Clya, nos trois lignées sont surveillées depuis l’extermination des Amazones, nous devons nous cacher incessamment

- Mais que deviennes les deux autres lignées ?

- Je ne sais pas mais je suis certain qu’elles existent, je dois les retrouver

- Mais tu es un mâle, tu es une anomalie dans un monde de femmes !!!

- Ce n’est pas ma faute si ma mère est morte en couches mais crois-moi Clya, je saurais retrouver les descendances des autres lignées.

- Et si ces deux lignées ont connu les mêmes mésaventures que ta mère ?

- Quelque chose me certifie que non car souvent je sens la présence d’Artémis à mes côtés. Elle sait me rassurer par son souffle divin et elle me fait comprendre que ma mère n’a pas failli à sa mission. Ma mère voulait préserver à tout prix la race des femmes-guerrières et c’est pas sa faute si je suis son descendant direct.

- Oui, mais si elle avait survécue à ta naissance, elle t’aurait éliminer

- Je sais car tel était son devoir, seulement aujourd’hui, je suis vivant bien que je représente une lignée amazonienne.

- Etrange paradoxe et comment pourras-tu expliquer aux deux autres lignées ton statut de mâle si tu les retrouves bien entendu. Ne crois-tu pas qu’elles ne risquent pas de t’éliminer à ton tour. Serais-tu un adulateur de femmes qui n’hésiteraient pas à t’anéantir ?

- On verra car ces femmes sont en quelque sorte mes sœurs et je veux bien devenir leur complice dans leur conception de dominer les hommes.

- Mais tu es un homme Karios, d’une virilité surprenante vraiment sublime.  

- Ecoutes moi bien Clya, je suis poursuivi et l’étau se resserre de jour en jour. Pas plus tard qu’hier, j’ai été abordé par deux personnages qui m’ont posé des questions inquiétantes.

- Des policiers en civil, il n’y a rien de surprenant à ça de nos jours.

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 12:39

10

- Non, je connais les principes de la police, ces hommes là semblaient s’intéresser à mon histoire, ils savent que je suis orphelin mais ils veulent savoir ce qu’est devenue ma mère.

- Dans ce cas, mon père peut se charger d’éliminer ces intrus, rien de plus aisé

- Je ne veux pas mêler ta famille de mafieux à mon problème. Je veux que tu m’aide à quitter la Terre, tu en as les moyens.

- Pourquoi pas, il y a longtemps que j’aimerais partir en vacances dans notre villa sidérale.

- Et où se trouve cette maison ?

- Sur la planète Oriax, dans la galaxie très lointaine de Métix, c’est un petit coin vraiment tranquille, très reposant.

- Et comment nous y rendre ?

- Il y a plusieurs possibilités, soit d’emprunter un vaisseau spatial de mon père ou sinon de voyager à bord d’une navette galactique au départ de Paris, notre capitale terrienne.

- Je te répète que je ne veux pas me servir de ta famille

- OK, je vais réserver alors deux billets pour la prochaine navette via Oriax, cela devrait demander deux à trois jours tout au plus.

- Entendu Clya et si allions maintenant dans ton appartement

- Tu sais très bien que je n’attends que ça…


Clya et Karios quittent le bar main dans la main sans se douter que deux ombres humaines se sont faufilés derrière eux en leur filant le train, dissimulées sous des capuches noires. Ils montent à bord d’un taxi volant sans se rendre compte qu’ils sont suivis par un autre véhicule aérien. Le taxi se pose au sommet du building le plus somptueux de Moscou. Clya invite son amant à descendre de l’appareil et quelques minutes plus tard, les deux amoureux se retrouvent enlacés au fond d’un lit des plus spacieux. Une fois satisfaite des ardeurs viriles de Karios, Clya se saisit de son téléphone visuel et compose le numéro de son père qui apparaît aussitôt sur l’écran géant du mur de la chambre. Karios n’a pas le temps de réagir car déjà Clya s’adresse à son père :

- Papa, je t’ai vaguement parler de mon nouvel amant

- Ah oui, ce jeune homme très désespéré

- Tout à fait et comme tu peux le constater, il est encore mon invité aujourd’hui

- Je vois bien mais pourquoi me déranges-tu à cette heure tardive ?

- Ce soir, nous avons été suivis par deux individus, il semblerait qu’il soit en danger…

Par DEBIEUVRE René-Marc
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