EXPOSITION

 


Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:37

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:36

Penthésilée est l'héroïne de ce premier roman consacré aux Amazones qui
selon la légende, habitaient les rives du fleuve Thermodon, en Cappadoce dans l'actuelle Turquie. Elles tuaient leurs enfants mâles ou les rendaient aveugles ou boiteux, pour ensuite les utiliser comme serviteurs. Quant aux femmes, elles coupaient leur sein droit pour faciliter le tir à l'arc. Pour assurer la perpétuation de leur civilisation, elles s'unissaient une fois par an avec les hommes des peuplades voisines dont elles choisissaient les plus beaux.
 

  (illustration: Cookis)

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:35

Depuis quelques jours le massacre continue dans cette région perdue du Caucase. Retranchées dans leurs campements rustiques, les Amazones subissent les assauts incessants des Grecs qui ont décidés d’en finir avec ces terribles femmes guerrières. La violence et la cruauté des combats sont terrifiantes, encore plus sauvages que lors de la guerre de Troie. Ce génocide impitoyable des Amazones risque de s’avérer définitif devant la ruée des hoplites grecs qui les exterminent les unes après les autres. Malgré leur irrésistible courage, elles ne peuvent plus lutter contre la barbarie grecque et bientôt, il n’en restera plus aucune, balayées de la scène terrestre.

Artémis, leur déesse protectrice est révoltée, sidérée devant un tel carnage. Elle ne peut accepter une telle issue pour ces femmes qu’elle chérit tellement. Toujours par le passé les splendides reines des Amazones ont fait appel à leur déesse de la chasse. Jamais elles n’ont manqué de dévotion envers Artémis, la plus sauvage des déesses olympiennes. Mais aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence, les dieux ont décidé d’abandonner ces courageuses femmes qui achèvent leurs destins de guerrières dans le sable désertique du Caucase. Au moment où la dernière reine explose sa rage de mourir, transpercée par un glaive spartiate, Apollon se présente à sa sœur Artémis, encore ahurie devant ce spectacle insoutenable, même pour une déesse de son acabit. Artémis pose sa tête contre l’épaule de son frère jumeau en sanglotant :

- Cette fois-ci, c’est bien fini

- Pas vraiment car regardes derrière cette colline, ne distingues-tu pas trois étranges silhouettes ?

- En effet mais qui sont ces trois jeunes filles ?

- Trois rescapées à coup sûr, descendons les voir

Apollon et Artémis s’approchent des trois Amazones terrorisées par l’effroyable carnage qu’elles viennent de vivre. Toutes leurs compagnes ont péri sous la cruauté des Grecs. Désespérées, elles fuient à l’aveuglette dans le décor sauvage du Caucase. Au moment où elles aperçoivent les dieux sous leurs formes humaines, les trois Amazones se précipitent au fond d’une grotte, humble cachette pour les divins. Apollon est le premier à s’adresser à elles :

- Vous pouvez sortir de votre cachette, vous n’avez rien à craindre de moi, encore moins d’Artémis votre déesse.

Très vite, les Amazones réalisent la véracité des propos du dieu. Elles sortent de leur cavité précaire en sanglotant, déconcertées, perdues dans l’univers terrien. Les dieux de l’arc s’empressent de les réconforter :

- Vous êtes les trois dernières Amazones et nous allons nous attacher à préserver votre race

Même si nous devons attendre des milliers d’années, nous saurons reconstituer la Communauté des Amazones.

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:33

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03 mars 3333…

La navette cosmique poursuit son voyage dans l’espace sidéral et dans moins de deux jours maintenant, elle se posera sur la Terre. Elle a quitté la galaxie Altarex depuis une semaine et bientôt ses passagers pourront savourer de merveilleuses vacances sur l’antique planète, seul astre rescapé du système solaire, les Terriens ayant éliminé les autres planètes.

A son bord, une jeune femme paraît très agitée, perturbée sans doute par ce voyage trop long à son goût. Elle quitte son siège et vient s’asseoir aux côtés d’un jeune homme très séduisant :

- Puis-je m’asseoir près de vous ?

- Avec plaisir mais vous semblez très énervée, auriez-vous le mal de l’espace ?

- Pas du tout, je suis moi-même pilote de vaisseaux intersidéraux

- Vous préféreriez alors être aux commandes de notre navette plutôt que de vous ennuyer, sagement assise dans ces sièges trop confortables ?

- C’est un peu ça mais il y a autre chose qui me tracasse

- Racontez-moi tout cela tranquillement, il y a des moments où nous avons besoin de nous confier. J’ai l’habitude car je suis psychiatre et je vais d’ailleurs sur Terre pour participer à un congrès interplanétaire en la matière.

- A Paris ?

- Non à New York

- Je ne suis pas malade mais ce que j’ai à vous dire risque de vous faire penser que je le suis.

- Vous savez, j’en ai tellement entendu en dix ans d’analyses que rien ne peut vraiment me dérouter

- Vous semblez jeune pourtant ?

- Je viens de fêter mes 33 ans

- Marié ?

- Oui, et père de deux ravissantes petites filles

- Quelle chance?

- Pourquoi serait-il question de chance que d’avoir progéniture mais si nous en venions à votre histoire ?

- Justement, mon problème majeur est de procréer une fille et j’aurais besoin d’un géniteur, seriez-vous d’accord pour vous unir à moi ?

- Serait-ce une plaisanterie ?

- Pas du tout, j’ai expressément besoin d’enfanter d’une jeune fille mais je refuse catégoriquement un mari, telle est notre coutume.

- Mais de quelle coutume parlez-vous donc ?

- En fait, j’appartiens à la lignée des Amazones et à la mort de ma mère, elle m’a bien expliqué que je devais perpétuer notre race en donnant naissance uniquement à une fille.

- Mais les Amazones ont disparues depuis plus de 5000 ans !

- Pas toutes car notre histoire précise que trois d’entre elles ont su échapper au massacre ultime. Ce jour-là, Apollon et Artémis les ont sauvé et leur ont confié comme mission de

Par DEBIEUVRE René-Marc
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 13:32

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préserver cette race sacrée de femmes-guerrières. Ce contrat de sauvegarde précisait que chacune de ces trois Amazones devait mettre au monde une femme qui elle-même donnerait naissance à une seule fille et ainsi de suite jusqu’à la reconstitution de notre communauté.

- C’est insensé, comment voulez-vous que de telles lignées puissent survivre, la chaîne s’est rompue depuis longtemps ?

- Alors, comment expliquez-vous ma présence dans cet univers ?

- Vous n’êtes qu’une mythomane, voilà tout

- Regardez ce signe qui m’est gravé sur l’omoplate gauche

- Un arc et deux flèches entrecroisés, un simple tatouage

- Regardez plus longuement, plus profondément car ces attributs sont ceux d’Apollon et d’Artémis.

- En effet, une main miniaturisée vient de se saisir de l’arc pour y positionner une flèche ; ce n’est qu’un simple tour de magie.

- Pas du tout, il s’agit d’un signe divin d’Apollon et de sa sœur, la déesse sauvage de la chasse qui matérialisent leur présence par ce petit jeu très enfantin.

- Cessons ces sortilèges et revenons à votre proposition, comment voudriez-vous que j’accepte de faire l’amour avec vous alors que je suis marié ?

- Il ne s’agit pas de faire l’amour avec moi mais de participer à notre rite de reproduction. Encore heureux si je vous laisse la vie sauve après l’acte consommé car autrefois, notre coutume exigeait que nous exécutions notre géniteur.

- Et si vous mettez au monde un garçon ?

- Je m’en débarrasserais

- Comment ?

- Autrefois, au temps de notre somptueuse communauté, nous rendions l’enfant à son père lorsque nous l’avions épargné. En ce qui me concerne, si telle chose m’arrive, je serais obligé de le tuer.

- Rien que par curiosité, j’aimerais bien participer à ce petit jeu

- Je vous rappelle que vous n’entendrez plus parler de moi si vous acceptez l’union. Si jamais vous essayez de me suivre, je serais dans l’obligation de vous éliminer

- Charmant programme, j’ai l’impression de jouer dans un film policier ou d’espionnage.

- En attendant, je vous attends ce soir dans ma cabine

- A quel numéro ?

- Le 33

- Facile à se rappeler pour un médecin : dites 33 ah ! ah ! ah

Laissant le psychiatre à son euphorie débordante, Penthésilée quitte son siège, ravie d’avoir rencontré un tel incrédule. Elle s’est bien gardée de lui parler de ces expériences passées où elle a déjà éliminé cinq bambins nouveau-nés. Elle espère enfin que cette sixième tentative lui apportera cette fille tant désirée et nécessaire à la survie de sa lignée. Regagnant sa cabine, elle décide de prendre un bain en pensant intimement à sa déesse protectrice Artémis.

Par DEBIEUVRE René-Marc
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